Lundi 13 août 2007

Jeff-Buckley-lying-down400.jpg

Ce soir, la discussion s'axera sur... la mort.
Que c'est joyeux, n'est-ce pas? Ca sent les oiseaux et les fleurs fraîches.

Ce qu'il y'a de bien, avec mes amis, c'est qu'après la déconnade, arrive la... la sérieusade. Arrivant donc à McDo, jouissant de nos trois verres canettes rose gay pride, nous nous asseyons à table afin d'y déguster de magnifiques hamburgers mayonnaiseux et des frites molles. Ca donne pas envie, hein? Mais qu'est-ce que c'est bon. 

Et puis, au milieu de l'odeur de friture, arrive le sujet épineux du deuil. Deux contre un, la bataille sera serrée, et mon côté entièrement soumis qui donne raison pour ne pas que les problèmes enflent va en prendre un sacré coup. D'un côté Benjamin et Gwendoline, pragmatiques, qui n'aiment pas embêter les autres avec leurs problèmes, et qui viennent en cours avant les enterrements. De l'autre, votre humble serviteur -c'est à dire moi- qui, au bout de bientôt 3 ans, a encore du mal à passer outre la disparition des envolés. Le ring est ouvert, ça hurle dans la foule, les glaçons au fond des Coca fondent, c'est l'Apocalypse. 

Alors, oui, effectivement. J'ai perdu beaucoup de personnes en peu de temps. Et oui, effectivement, je préfère rester enfermer chez moi, dans le noir, dans mon lit, à me rouler dans les couvertures, et oublier le monde dehors, plutôt que d'affronter des regards vivants qui me diraient : " Voilà. Leurs regards à eux, tu ne les verras jamais plus. "

Mes amis, eux, favorisent le contact avec le monde, disent qu'une fois dehors, les problèmes restent à l'intérieur. Certes. Mais que faire lorsqu'on rentre à la maison? Se laisser submerger une fois encore par ce qui nous bouffe, alors qu'on avait réussi à passer au travers pendant quelques heures? Là, ça bloque, et je sens qu'à l'intérieur de moi, tout se bouscule, et même si ça ne se voit pas, mon visage se braque, et j'ai du mal à exprimer mes théories. Je me suis trouvé bien stupide face à deux personnes dont la force de caractère n'est plus à prouver. Et pendant qu'ils parlent, je sens son ombre qui vient caresser lentement mon dos, qui me souffle dans la nuque, à m'en donner des frissons. Je sens qu'il est là, tout près, qu'il m'observe. Je ne dis rien. Je me tais. Capitulation.  

Gwendoline : " Si jamais personne ne te brusque, tu vas finir aussi frêle qu'une ampoule sur un fil de soie. "

Elle me l'a dit, il y'a quelques minutes. Ca sonne comme un avertissement, n'est-ce pas? Comme quand le dentiste nous dit d'éviter les sucreries, parce que les caries nous guettent. Ma question est la suivante : Quand le fil de soie s'effrite, le destin de l'ampoule est-il garanti?

Par Strange Banana - Publié dans : Egarements
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 3 août 2007

 

Student--s-Dilemma--by-DearZ.jpg

Dans un mois, je vais chercher mes livres scolaires. Etrange sensation. L'impression de ne jamais les avoir déposés. Comme si je les avais oubliés dans un vestiaire dans un endroit pourri, et que je ne me souvenais plus qu'ils y étaient, à patienter dans leur belle couverture plastique qui les protègent des chocs.

Il ne faut pas croire, mais ils représentent beaucoup, ces bouquins. Déjà, ils nous font peur. Derrière chacun d'eux, il y'a une image effrayante, en noir et blanc, d'un livre se faisant foudroyer. Ca y'est, tout le monde a peur? LE PHOTOCOPIAGE TUE LE LIVRE. Oui, c'est un coup de gueule! Marre d'emmener toutes ces pages dans la fosse commune de papiers, où ils pourrissent tous ensemble, dans la douleur et la tristesse de ne jamais plus être utilisés! Les photocopieuses, c'est toutes des méchantes! 

Le délire passé, je me demande réelement pourquoi cette étape, pourtant bénigne, me donne cette boule au ventre, qui grossit au fur et à mesure que les chiffres derrière le J- diminuent, et diminuent... Peut-être parce qu'ils signifient les sacs trop lourds, les retours à la maison pas tout seul, mais un peu quand même, les devoirs, les lectures obligatoires, les profs qui hurlent à 8h00 du matin, les grands escaliers, les absents, les nouvelles têtes, ceux qu'on déteste, ceux qu'on aime. Tout ça, de retour. Encore une année, c'est reparti. 

Je me dis aussi qu'il va y avoir obligatoirement un 16 Janvier, que ça fera 3 ans qu'il* est parti, je ne pourrais pas passer au travers. Qu'il y'aura aussi un 24 Février, que je me taperais 19 bougies, et que l'avenir reste incertain, dans le brouillard, on ne voit rien, à part des silhouettes, des ombres difformes, comme bouffées par la fumée qui les a crées. 

Je crois que je fais l'con, parce que.
J'crois bien que j'ai peur.

Par Strange Banana - Publié dans : Egarements
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 3 août 2007
550286770-small.jpg

Oyé, oyé, braves gens.
J'arrive en vos contrées sans aucune autre intention que de partager un petit bout de moi avec les carnivores du Web. Mon côté sado-masochiste, miam miam.

Je me nomme Michael.
18 printemps.
Je vis à Istres, où j'officie en tant que lycéen, qui entrera en Septembre en Terminale Littéraire.

J'aime les balançoires, Peter Pan, la glace au chocolat, les mots, les pages, l'encre et le papier, les petites lignes violettes des cahiers d'écoliers, les voix feutrées, les crayons de couleur, les lasagnes, le Japon, danser sous la pluie, avoir des tonnes de livres à lire sur ma table de nuit, le café.

J'aime pas l'soleil, les tabous, la méchanté gratuite, les faux artistes, les religions.
Mais je prône le respect.

Et puis.
J'aime le groupe Aaron parce que.
Ils mettent du " ventre " dans leur musique.
Et ça, c'est bien.

Vous restez?
Par Strange Banana - Publié dans : Egarements
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Catégories

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus